Reunionweb
L'île de la Réunion à travers ses sites web

Le Parc national de la Réunion, développement durable des Hauts

Le neuvième parc naturel national français est aussi le seul de l'hémisphère sud. Il couvre presque la moité du territoire de l'île de la Réunion, principalement ce qu'on appelle les hauts situés à une altitude de plus de 800m.

Les parcs naturels en France

La nature de France et la variété de ses paysages en font une destination de choix pour les touristes du monde entier. Les français sont conscient de la nécessité de préserver l'identité des régions et la diversité naturelle de ses sites. Les habitants se regroupent donc pour essayer de maintenir l'équilibre naturel de leur région par la création de réserves naturelles.

Quand le site est remarquable ou que la préservation d'une espèce en dépend, les pouvoirs publics apportent leur concours en empêchant, par la loi, la dégradation des milieux naturels. C'est ainsi par exemple qu'est né en 1963 le national de la Vanoise, premier parc national de France pour protéger le bouquetin menacé d'extinction dans cette partie des Alpes.

La nature exceptionelle de la Réunion

Takamata
Vallée de Takamaka - photo de Ksisk
La nature Réunionnaise est remarquable à plus d'un titre. Le grand spectacle de ses reliefs, de sa végétation et de sa faune émerveille les visiteurs. Les spécialistes eux, sont intéressés par la rareté des espèces rencontrées. Et pour cause, la Réunion, île reculée abrite plusieurs centaines d'espèces animales (comme le papague) et végétales (comme le tamarin) uniques au monde.

La Réunion est ce qu'on appelle parfois une zone critique de biodiversité. C'est-à-dire que son territoire, bien que tout petit pourcentage de la surface terrestre est habité par une nombre d'espèces différentes largement supérieur à la moyenne du globe. On parle aussi de point chaud de biodiversité, une zone sur laquelle vit plus de 1500 espèces animales ou végétales qu'on ne trouve nulle part ailleurs et que les activités humaines menacent d'extinction. La Réunion est situé sur l'un des point chaud regroupant Madagascar et les Mascareignes.

Au delà de cette délimitation, Sur chacune de ces îles vivent des espèces qui ne vivent nule part ailleurs. Depuis l'arrivée de l'homme sur cette île, de nombreuses espèces endémiques ont disparu et nombre d'entre elles sont encore menacées aujourd'hui.

La protection de la nature réunionnaise

L'idée de protéger la faune et la flore de la Réunion n'est pas nouvelle. La réserve naturelle de Mare Longue est crée en 1981 pour protéger la dernière forêt primaire de l'archipel des Mascareignes. En 1991, une autre réserve naturelle, celle de la Roche Écrite est crée pour protéger le tuit-tuit (ou échenilleur), oiseau vivant dans les hauts de Saint-Denis.

Parc national de la Reunion L'idée de créer un parc naturel à la Réunion date de 1992. La Région décidera de porter le projet en 1995 avec la publication de la Charte réunionnaise de l'environnement et le Schéma d'aménagement régional qui projette la création du parc sur une grande partie des régions montagneuses de la région. Ces régions difficilement cultivables sont appelée ici les hauts. Parce qu'elles sont peu cultivés, elles conservent des forêts bien conservées et riches d'une biodiversitée dont le taux d'endémisme est l'un des plus élevé de la planète.

De l'idée à l'ouverture officielle

De parc national des Hauts de La Réunion à parc national de La Réunion

Après deux ans d'études (1998-2000) la création d'un parc national est décidé et la procédure est initiée avec pour nom Parc national des Hauts de La Réunion.

Après trois ans de consultations (2001-2004) puis deux ans (2004-2006) de préparation du projet avec les collectivités et l'état, le Parc national de La Réunion, neuvième parc national français voit le jour le 5 mars 2007, en pleine période de cyclones.

Le décret de création, suit de peu au journal officiel, le Parc amazonien de Guyane, né le 27 février de la même année qui avec ses 33.900 kilomètres carrés, est de loin le plus grand parc national d'Europe.

Un site web encore chétif

À l'heure ou je vous le présente, le parc existe mais il a encore besoin d'une bonne équipe pour le faire vivre. Son site web ne présente que le projet et recrute 8 personnes. Espérons que le nouvel établissement public dénichera un webmaster talentueux pour faire vivre le parc sur la toile.


Reçevez le prochain article par mail


Trouvez un hotel sur Booking.com